Easter Effect

1 janv. 2016

Bonne année à tous
Azemat Veronique a ajouté 5 nouvelles photos à l’album LEGENDE AUTOUR DE LA VASSILOPITA.
La vassilopita est le gâteau que l'on coupe généralement le soir du 31 et dans lequel on cache une pièce de monnaie. On coupe autant de parts que de convives +3 et on réserve la première part coupée pour la maison, la seconde pour le Christ et la troisième pour la Vierge Marie. La quatrième sera pour le maître de maison et les suivantes pour le reste des personnes présentes.Et si la pièce se trouve dans une des trois premières parts, pas de souci, c'est bon signe !
D’où vient cette tradition ?
Les fêtes traditionnelles ont souvent une origine paysanne, surtout en période
d’exode rural. Dans les campagnes, la « Vassilopita » se préparait à l’aube de la
fête de Saint Basile c’est-à-dire le 1er janvier, le jour de l’An. En Grèce en effet c’est Saint Basile et non le Père-Noël qui apporte lesétrennes aux enfants et qui donne son nom à la galette, la Vassilopita
On trouve déjà cette tradition du pain festif dans l’antiquité, par exemple pour le culte de Déméter. On peut noter que lors des Saturnales grecques ou romaines, une monnaie cachée dans un gâteau était signe de chance pour celui qui la trouvait et qui devenait alors le « roi de la fête »
D’ailleurs les dates de fête de célébration des douze jours, de Noël à l’Epiphanie, sont très proches de celles de la période pré-chrétienne où les cieux de la chance s’ouvraient et où l’année changeait.
Les brioches paysannes consacrées au Christ et les petits pains en forme de couronnes que les bergers préparaient pour la Saint-Basile représentaient déjà des porte-bonheur augurant santé et puissance pour la nouvelle année. Ils
contenaient aussi une pièce de monnaie, signe de richesse pour celui qui la découvrait.
Quant à la cérémonie elle-même avec son partage hiérarchique elle serait venue avec les Croisés. Des coutumes semblables chez les Français et les Belges
Sont observées dès le XIIIème siècle. Outre son caractère de bon augure, la pièce de monnaie a également un sens magique et religieux. (L’or, l’argent et en général les couleurs brillantes passent pour conjurer le mauvais sort. )
La pièce de monnaie apporte sa qualité magique de fertilité et de bien-être au gâteau tout entier dont on lançait traditionnellement des morceaux dans les champs et les vergers, tandis que les jeunes filles en plaçaient sous leur oreiller pour voir en rêve leur futur fiancé.
Des récits concernant différentes provinces attestent d’une grande richesse
Rituelle.. En Thrace orientale par exemple, en plus de la pièce on joignait dans
la pâte un grain de raisin, un grain de blé, un brin de paille pour les vaches…
Une autre explication issue des synaxaires, récits de la vie des saints, nous vient d’AsieMineure. Alors que Saint Basile était évêque de la Césarée, le préfet de Cappadoce pritdes mesures draconiennes pour percevoir les impôts. Epouvantés, les habitants rassemblèrent ce qu’ils avaient de plus précieux pour l’offrir au préfet. Radouci par ce geste, ce dernier refusa les présents et les invités s’en retournèrent tout joyeux. Mais comme il était difficile de restituer à chacun ses cadeaux,
Saint Basile eut recours à une solution magique : il plaça les objets à
l’intérieur de petits gâteaux qu’il distribua. Et – ô miracle – chacun retrouva ce qu’il
avait offert. ( d’après phonie-graphie.org et www.en-direct-dathenes.com)